Délia
Zufferey

GENESE

Avec Genèse, j’entreprends une introspection sur mes désirs et mes peurs.
Les corps, les passions, la sexualité, l’attrait pour ce qui n’est pas conventionnel
sont des thématiques qui me fascinent, m’effraient en même temps, et que je tente
d’apprivoiser à travers ce projet.

Cet intérêt pour le corps, lié à une curiosité scientifique mais aussi à sa finitude
totale de l’être, est mis en scène entre animalité et sexualité débridée.

Fascinée également par l’expression visuelle - ce qui peut être provoqué
par l’esthétisme d’une image indépendamment de son contenu -
et des questionnements sur ce que l’on peut ressentir à partir d’une esthétique,
d’un son, d’une ambiance..., je cherche à réaliser des images narratives.

Ce projet plus intime implique un rythme de réalisation plus lent que d’autres
démarches que j’ai pu entreprendre car une maturation est nécessaire
à la prise de conscience de ces émotions.

C’est un processus en cours et la série n’a donc pas encore de forme définitive.
Elle tend à être complétée par des recherches plus théoriques à travers certains
ouvrages tel que Corps saccagés, une histoire de violences corporelles du siècle
des Lumières à nos jours, Frédéric Chauvaud, Ed. Presse Universitaire de Rennes
ou encore Corps normalisé, stigmatisé, racialisé, Gilles Boëtsch, Ed. De Beck.